• Les chemins de bohème

    Dans le cadre de la Masse Critique de Babelio, dans laquelle, périodiquement, on nous propose de choisir un ou plusieurs livres parmi une liste assez longue, j'ai été tirée au sort pour recevoir celui que j'avais choisi, Les Chemins de Bohème, de Pascal Brissy et dessiné par Barbara Brun. Il s'agit d'un livre pour enfants.

     

    Le résumé :

    Dans le Paris de la Belle Époque, en 1899, trois jeunes vendeurs de journaux écument les rues de la capitale. La concurrence est rude avec les autres vendeurs, et ce matin-là, l'un d'eux leur a fait un coup bas...

     

    Mon avis :

    L'histoire est certes courte, mais rappelons que c'est un livre pour enfants. Oui mais pas que. Je me place à la place du parent qui lit ce livre le soir à son fils ou sa fille. Si l'enfant voit les images et entend l'histoire, le parent lui, repère tous les clins d'oeil, et ils sont nombreux. Déjà dans la police même du texte, qui parfois est en majuscule, et qui change même par moment. Par exemple, lorsque le nom de Toulouse Lautrec apparait, il est écrit comme s'il s'agissait d'une signature. Ensuite bien sûr, toutes les rues, les quartiers de Paris. Les trois enfants font parti du Nouveau Cirque, qui a vraiment existé et qui se trouvait rue Saint-Honoré. Dans les images également : la Une des journaux vendu ce jour, est "Dreyfus a été gracié". Les dessins sont plein d'humour ; j'ai particulièrement aimé le nom d'un barbier "À la belle rouflaquette" . À la toute fin, on rencontre les deux clowns Footit et Chocolat, qui ont eu beaucoup de succès, et leurs pitreries ont été immortalisées grâce aux frères Lumière (vous pouvez voir la vidéo ICI), qui, dans le livre, viennent pour "enfermer les clowns dans une lanterne magique".

     

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    Le style d'écriture est très poétique et fluide, et l'on retrouve cela dans les dessins, qui sont très "doux". C'est un livre vraiment très riche.

    Je n'ai pas l'habitude (voire pas du tout), de lire des livres pour enfants, mais j'ai vraiment l'impression que celui-ci a été conçu à la fois pour le parent et l'enfant, et c'est très agréable. Je ne regrette pas d'avoir choisi ce livre .

     

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    Cette lecture participae au challenge "XIXe siècle en France".


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  • Il a fallu que l'éditeur français traduise un simple Austenland en Coup de foudre à Austenland... Ce titre mis à part, j'ai beaucoup apprécié cette lecture.

     

    Le résumé :

    La vie amoureuse de Jane Hayes est complètement gachée par un personnage de fiction : Mr. Darcy, d'Orgueil et Préjugé, de Jane Austen. A cause de lui (et plus particulièrement de son interprète dans la fameuse adaptation de la BBC, Colin Firth), elle trouve tous ses petits amis fades, sans aucun romantisme. Elle aimerait pouvoir se débarrasser de cette obsession, dont elle a honte. A la mort de sa grande-tante, celle-ci lui lègue un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un lieu où l'époque de la Régence, dans la campagne anglaise, est recréée, avec des acteurs habillés de pantalons moulants et portant des rouflaquettes. Jane voit ce voyage comme une opportunité de tirer un trait sur sa folle passion, une sorte de cure. Une fois sur place, elle devient Miss. Erstwhile, et elle aura bien du mal à faire la part de ce qui est joué de ce qui est réel...

     

    Mon avis :

    J'ai entendu parler de ce livre grâce à Alice, et faisant un tour en librairie, je suis tombée dessus : ni une ni deux, je l'achète. Et je ne le regrette pas. J'ai trouvé cette histoire vraiment très originale, et je pense que toute "janéite" pourra se reconnaître quelque peu dans le personnage de Jane Hayes et sa passion pour Mr. Darcy *_* (oui, je m'y reconnais...). Je voudrais tellement pouvoir aller à Pembrook Park, porter de belles robes, rencontrer les "contemporains" de Mr. Darcy (contemporains entre guillemets car ce ne sont finalement que des acteurs ) et jouer les Elizabeth Bennet.

    J'ai tout de même trouvé un peu lourd le fait que Jane, à de nombreuses reprises, se dit que "cette fois c'est la bonne, elle s'immerge corps et âme dans son jeu". Deux ou trois fois auraient été suffisant pour le lecteur, à mon humble avis. Elle est assez versatile, et ce, jusqu'à la fin !

    Mais ce livre se lit très facilement, et c'est un bon moyen de passez un bon moment et de rêver un peu. Je prenais plaisir à l'ouvrir le soir (dommage qu'il soit si court).

    Une adaptation cinématographique sort certainement cette année, et j'ai hâte de pouvoir la voir !

     

    Cette lecture est ma première de paralittérature austennienne, du Challenge Austenien d'Alice.

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